jeudi 19 novembre 2015

Un peu plus.



Plus léger, plus calme plus tranquille, au tour tout prend, la roue, le cercle, le visage on trouve, on a cherché et le pays et la lumière, du fond au bord de la muraille, au faîte, on tend, on tient, on arrache et on déploie, l’amitié, au mépris des miroirs brisés et les sept années qui font suite

et on compte sur les doigts tout ce temps pour le malheur, ou pour la fantaisie, enrobé de brouillard et tourné d’herbes tu respires et tout te sens et tout te traces, la vie, la tienne, les morts, les nôtres, sur le devant de tout ce qui inquiète, en arrière toute la main retient, tout monte, cheval,

tenu et bouche de soie un peu tirée, un peu rompue et tout monte au sacrifice, les jours tendus, les liens serrés, la vie tourmentée, tout reprend vite, vite, il y a, ils sont, des grains sur la route, tout marche, tout va en plus léger, en plus calme, en plus paisible et plus, et plus, et plus, tout à dire

et beaucoup quand même à redire, le mélange, le balancement, la vie effrayée, entre deux pierres, entre deux mondes, sur la rive et dans l’étang où les enfants se noient, ils sont unis au ciel, ils sont perdus dans la boue grise, et oiseaux, et chevaux la main en arrière, les yeux en avant,

en avant et en haut, tout haut, si haut, au très haut, toutes volontés et vertus défilent, sur tout la raison et toute chose dite, toute erreur effacée, à la vertu, tu es toujours un pas avant la loi, cœur traversé, cœur ignoré, tu te déploies et tu serres sur toi un peuple de tout petits, ils ne savent pas,

quand même, comment cela se nomme, les vertus et les évidences, l’herbe verte, le ciel bleu et la terre si basse en avant, en haut, tout ira sur ce chemin, sur ces collines, ces vallons, bois, rochers, vallons, tout tremble au front, ici quelque chose est passé, et tout, au vent, au ciel résiste

la chaleur, la douceur, le plaisir simple et tranquille d’un nom et de sa qualité, le plaisir simple, la vie tranquille et d’une évidence à l’autre il tourne, tourne, tout y va d’un trait à l’autre, sur la vie, tout est serment sur le temps, sur les épaules, tout tient et plus encore, encore, quand même,

cœur noyé, tempes tenues, tout siffle, une tête en avance, un bras au recul, toute la main en arrière, sur rien, sur tout, la main, le pied et les cailloux, les liens, tout tient, tout y tient, tout remue et je suis encore au bord, il y a la vie, la tienne, les morts, les nôtres, ils sont une révélation, voile

tiré, la lumière frappe encore, on pense on tient, on respire entre deux pierres, entre deux mondes encore, et les yeux en avant, en avant et en haut, tout haut, si haut, au très haut, tout en volonté, quand même un peu plus de lumière.

24 Août 2014.

1 commentaire:

  1. Plus léger
    le cercle


    la lumière


    on tend
    les doigts
    d’herbes

    la vie
    les morts

    bouche de soie
    au sacrifice

    tout va
    léger
    calme

    la vie
    entre deux pierres
    où les enfants se noient

    en avant
    cœur traversé
    cœur ignoré
    peuple de tout petits


    la terre si basse


    tout tremble


    le plaisir simple
    sur les épaules

    cœur noyé
    tout remue
    il y a la vie


    les nôtres


    la lumière
    entre deux pierres

    au très haut

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