dimanche 30 juin 2019

Incendie.


Enfants à la rive. (scène)



Il incline et balance au loin, sur la rive, sur l’étang. Enfants, ils jouent, ils jouent, ils se déplacent, ils sont unis, ils sont enlacés, sortis de la fraîcheur, un coup porté sur le devant, sans rien en dire, sans rien en faire, toujours porté haut, devant, le coup sur l’aile, sur la main, sur la joue.

Ils perdent, le corps est tendre, et tendre la fraîcheur des yeux sortis de l’eau, de l’écume. Le vent levé, la brise souffle, la peau tremble. Il est grenu et embrassé et retenu au col, au pied levé, sorti de l’onde sur la rive, perdu au loin, dans le premier souffle du vent levé, il porte haut, il porte,

le cœur à l’aise, enfant levé, sorti de l’onde, sur le devant, dans l’eau claire, il est éclairci de fraîcheur, de sûreté, de mains transies, de beauté froide, il boit au col même, au col, la main se lance et évapore, le bras posé, la main défaite, la voix claire, le teint sensible, la vue ouverte, les mots

sans suite, le cœur offert, il se tourne et racle au sol le pied perdu, la main ouverte. Le pied perdu, la main ouverte, le cœur lancé vers l’autre rive, vers, sur, il est sensible, il est pareil, et vers, et sur, il se retire, il est tendu et sans entraves. Il est défait et délacé, il est encerclé, courageux, grand,

et sans remords, sans rien sur la main, le pouce, bagues ni lacets au poings, il n’est plus fauconnier, ni page, ni souffleur de verre et si câlin et si tranquille et si redouté des oiseaux, il lance, il lance et se retire, des pierres dans l’eau, l’étang se brise, se défait, il murmure l’avenir dans le bruit

et dans la révolte, le caillou a fendu la rive, déplacé un peu d’air, déplacé quelques souvenirs de pieds usés par les cailloux, de cœurs tremblants au matin sombre, des pieds dans l’eau, des cœurs donnés, des images de peaux en graines, le vent du matin se contente de pointer le jour et attendre,

attendre la peau en graines, en semences. Ils sont rendus au bord du temps, au bord de rien, rien ne vient et ils détendent les mains pleines, les mains tordues, le calme est incertain, ils oseront, ailleurs, plus loin, plus tard et ce matin passe et passe. Tamis, tu te remplis des grains du temps,

des grains de l’âme, la peau et l’âme et les cailloux, les brisures, le calme éteint sans étreinte, sans rien dedans, ni pleur, ni cri, ni rien encore. Le temps venu, le temps parti, le retour lent et calme et y songeant, pensant encore au bord de l’eau, au bord du temps, dans l’étendue, le partage, les grains.

Le froid, le matin, la guerre au loin se calme, il était sorti du bain, il étendait la main sur l’herbe, il voyait loin, il espérait, les pages tournées encore, il y donne la peau fleurie, les grains tendus. Ils étaient partis pour se dire, ils se sont tus et depuis tout parle d’eux et de leur temps, leur peau

silencieusement fleurit sur l’eau, fleurit encore. Ils sont passés, ils ont compris et pour longtemps y pensent encore.

24 Juillet 2011.

samedi 29 juin 2019

Pierre.


Ce sont des débuts.

Un peu de vent, un peu d’air en été, écroulé, pour le temps pendu à la clarté ardente, aux anciens, aux troublés. Du choc sur la rive au choc à la rive, à la prétention même, l’été, la raison s’annule et on tremble au nouveau, au clair, à la vérité, le vivant s’approche, il est là. Il tourne et recommence,

porté par les uns et tenu en son domaine, il rompt et se transforme, il est venu si loin, il est tenu si proche et il enflamme et il soupire, ô, la parole donnée, ô, le temps reculé, l’air est partout et calme les rancunes, il est posé, il est franc, il est lourd, il mord sur le côté, il vire, il inspire et il se tourne,

tout d’un, tout d’un, il borne son indifférence, il chuchote autour, il est tenu et long, il fournit, il consume, il est revenu lent et il charge l’amertume. Il est fini, il est comblé, il cherche et ne trouve les mots un après l’autre, les images, la grandeur, les liens sur le dos, la force dans sa bataille,

l’air est soufflé, il perd son combat, la lenteur, la misère, les sons venus d’en haut : espérances folles. Il ose et se console, la grandeur a fui, les œuvres sont vides, il tourne et répandu, le sol est jonché, les serments, les aveux, le vide, le rire tourbillonne et coule à ses pieds. Il cherche, il se console,

il parle de raison, de l’été écroulé, des ratures sans nombres, des ailes tranchantes et l’air en est marqué, il se donne, il frissonne et il soupire aussi, les yeux sont fatigués, le corps est lourd, trop, il se calme, il abandonne, il ne tient plus de rien, il ne tient plus de tout, il abandonne et perd

le temps. La vie est confondue aux vitres entachées, aux serments inutiles, à la plus fière des clartés, le cri, le cou, le corps est en procès, il cherche et se consume, il est sur son roc, sur son devant, sur sa porte entrouverte, sur les chemins naissants, sur les traits inutiles, il tourne et transperce,

il compte le loin, l’air est percé et ils sont nés troués : que passe la lumière, que chante les frissons, on est aveugle et sourd et perdu dans le vent, dans la clarté qui trace et recommence. Le chemin est ouvert, les murs sont écartés, l’air traverse sa vie, au point rendu, il est le jour, il a perdu

la nuit. Percé et perdu et trouvé au sol il est petit et fermé et chante sur lui, le temps bien au dessus, triomphe, la nuit est écartée. Suspendu et forcé, il cherche, et rien, il trouve.

24 Juillet 2011.

Retour, et si, les monts, le vent.

Que frémisse la porte

et les yeux se ravissent

la vie sur le montant
est à la main offerte


Le grand arc est pendu
il saigne sa bannière

la figure et le doigt
le goût de l'imposture

le rire est en cascade


"déja le papier manque
au temps mort du délire

Garçon de quoi écrire"*


* Aragon

Maria Dolores Cano, 28 juin 2019 à 14:43.

Résonance et retour : et si, les monts, le vent.


Encontre, à l’encontre il va, il y va, il cherche, il est perdu, il trouvera, il y sera, à l’encontre, étendu, répandu sur le sable, le gravier, au sol poussiéreux et terrible, il étalera un pied de bonne humeur, le tas de sable répandu en tour au fond, en faire un tout, un objet, un transfert, une dent calme.

Répandue, dent creuse, merveilleuse, suspendue à un fil. Il tire la souris, la dent d’enfance posée sous l’oreiller, perdue de la bouche trouée à la main, dans un trou, dans un trou, le mur est fendu et sa main à fait frémir la porte, doigt posé dans entrebâillement, il est ensommeillé, il tourne et il retourne

.
un plaisir si rapide, la raison est si forte, les dents tombent, le vent en est levé, il tourne et hoquète, un plaisir si rapide et presque sans sa porte, sans son regard, il se noie, il se perd, il est tendu et rapide, rapide sans rien dessus, sans rien devant, il est rapide et la bouche trouée. Dans le vent


les sanglots composent sa trace, la main posée sur le montant, la porte est ouverte, il avance et il voit le plaisir si rapide, tout si bien venu, le démon posé sur le devant et la charité en clair sur le dos de la main. Il tourne et recommence et tire sur le dos les tissus envolés, la main sur le montant,

.

la chaise renversée et le rêve de route au devant et au lointain, un si rapide plaisir libère et encourage, le temps peut bien y compter, le temps peut bien s’y reprendre, la vie surtout est encore si longue, sur un si rapide plaisir, sur une si courte parole et recommence et tu déploie tes armes

et tes lois suspendues au mur. Il chante et recommence et griffe un mot pour un autre, les armes accrochées au mur et au portail, la main posée, les doigts sur le montant et un voyage qui ne commence jamais, il se tord, il entaille le mur, la main posée sur le montant, l’âme juste, les yeux ouverts


.
les yeux ravis, l’âme posée, il compte le temps plein, la vie qui s’en écoule, les doigts posés sur le montant, ô, que frémisse la porte de cette main ouverte, de ce regard posé sur le bois clair. Existe-t-il encore ce montant, ce bois clair, ce retour sur le dos, d’un plaisir si rapide, d’une volupté

étrange et certaine. Il est posé dans l’herbe, le grand arc est pendu au mur, au mur, à côté de l’étendard, il saigne, et il attend, l’étendard, la bannière levée, le rentre dedans, l’ombre, l’imposture, le goût d’inachevé, la figure posée, les doigts sur le montant, le rire en cascade, en l’air le souvenir,


.




les plaines, les rivières, le tour venu d’un si rapide plaisir, d’un abandon sans rien autour, une main posée, une ombre vive et la clarté suffit et les effleurements donnent à penser, une mémoire close et retenue, il en est encore à lire, à voir, à donner le mystère du tout posé sur l’herbe, toute verte

encore et parfumée, sans rien au cœur, sans rien aux lèvres, le souvenir seul et clair d’un plaisir si rapide, dans l’escalier, dans la chambre, il voit la route et ses doigts liés encore au montant, la porte le retient, il est fendu, perdu et il retient son âme, le col ouvert, les yeux clos sur le sourire,




.

la peur, il est convenu, il est calme, il tourne au dedans la face craquelée de joie, il tourne et reçoit et donne et recommande aux âmes l’éclat sombre et brûlant de la vie. Il faut s’y faire et entendre, entendre la suite, le repos, le plaisir si rapide, si loin et il a oublié la force et le partage les habitudes,

le constat, l’éphémère, il tourne et tourne dans sa tête, son corps, le plaisir si rapide, la vie si bien tenue, tenue, tenue, il est fort, il imagine le dedans, la vie en extérieur, le socle sous ses pieds, la gloire est redoutable, il chante aux enfants la chanson du destin, la vie, le plaisir si rapide,


1 commentaire:
jeandler a dit

Un bouquet, une brassée, un maëlstrom
et dans l'oeil du cyclone
la paix le silence la joie
un petit point de vie
rouge et qui pulse ...

17 décembre 2011 à 19:48.

il s’accroche, il est tenu, il est partout et fort et léger, une plume, une ombre sur la route, un clair, une habitude, il s’enchante, il compte le retour, il voudrait partir et servir les ombres, à l’ombre des oiseaux la joie échevelée. A la rencontre au vent frais, il est surpris et il s’incline vers le vent


et il s’incline vers le vent, contre la liberté.


Avec Maria Dolores Cano ici, ici, ici, ici ici ici ici et .

vendredi 28 juin 2019

Et si, les monts, le vent.

Encontre, à l’encontre il va, il y va, il cherche, il est perdu, il trouvera, il y sera, à l’encontre, étendu, répandu sur le sable, le gravier, au sol poussiéreux et terrible, il étalera un pied de bonne humeur, le tas de sable répandu en tour au fond, en faire un tout, un objet, un transfert, une dent calme.

Répandue, dent creuse, merveilleuse, suspendue à un fil. Il tire la souris, la dent d’enfance posée sous l’oreiller, perdue de la bouche trouée à la main, dans un trou, dans un trou, le mur est fendu et sa main à fait frémir la porte, doigt posé dans entrebâillement, il est ensommeillé, il tourne et il retourne

un plaisir si rapide, la raison est si forte, les dents tombent, le vent en est levé, il tourne et hoquette, un plaisir si rapide et presque sans sa porte, sans son regard, il se noie, il se perd, il est tendu et rapide, rapide sans rien dessus, sans rien devant, il est rapide et la bouche trouée. Dans le vent

les sanglots composent sa trace, la main posée sur le montant, la porte est ouverte, il avance et il voit le plaisir si rapide, tout si bien venu, le démon posé sur le devant et la charité en clair sur le dos de la main. Il tourne et recommence et tire sur le dos les tissus envolés, la main sur le montant,

la chaise renversée et le rêve de route au devant et au lointain, un si rapide plaisir libère et encourage, le temps peut bien y compter, le temps peut bien s’y reprendre, la vie surtout est encore si longue, sur un si rapide plaisir, sur une si courte parole et recommence et tu déploie tes armes

et tes lois suspendues au mur. Il chante et recommence et griffe un mot pour un autre, les armes accrochées au mur et au portail, la main posée, les doigts sur le montant et un voyage qui ne commence jamais, il se tord, il entaille le mur, la main posée sur le montant, l’âme juste, les yeux ouverts

les yeux ravis, l’âme posée, il compte le temps plein, la vie qui s’en écoule, les doigts posés sur le montant, ô, que frémisse la porte de cette main ouverte, de ce regard posé sur le bois clair. Existe-t-il encore ce montant, ce bois clair, ce retour sur le dos, d’un plaisir si rapide, d’une volupté

étrange et certaine. Il est posé dans l’herbe, le grand arc est pendu au mur, au mur, à côté de l’étendard, il saigne, et il attend, l’étendard, la bannière levée, le rentre dedans, l’ombre, l’imposture, le goût d’inachevé, la figure posée, les doigts sur le montant, le rire en cascade, en l’air le souvenir,

les plaines, les rivières, le tour venu d’un si rapide plaisir, d’un abandon sans rien autour, une main posée, une ombre vive et la clarté suffit et les effleurements donnent à penser, une mémoire close et retenue, il en est encore à lire, à voir, à donner le mystère du tout posé sur l’herbe, toute verte

encore et parfumée, sans rien au cœur, sans rien aux lèvres, le souvenir seul et clair d’un plaisir si rapide, dans l’escalier, dans la chambre, il voit la route et ses doigts liés encore au montant, la porte le retient, il est fendu, perdu et il retient son âme, le col ouvert, les yeux clos sur le sourire,

la peur, il est convenu, il est calme, il tourne au dedans la face craquelée de joie, il tourne et reçoit et donne et recommande aux âmes l’éclat sombre et brûlant de la vie. Il faut s’y faire et entendre, entendre la suite, le repos, le plaisir si rapide, si loin et il a oublié la force et le partage les habitudes,

le constat, l’éphémère, il tourne et tourne dans sa tête, son corps, le plaisir si rapide, la vie si bien tenue, tenue, tenue, il est fort, il imagine le dedans, la vie en extérieur, le socle sous ses pieds, la gloire est redoutable, il chante aux enfants la chanson du destin, la vie, le plaisir si rapide,

si certain, si et si, il faut en faire un bouquet, une suite sans suite des mots accumulés, des paroles perdues et retrouvées, des clef qui se brisent et des cloisons sous les ombrages. Il compte son effort, il dose, il partage, il recommande au ciel sa main posée, il est sur le montant, il déchiffre, il insiste,

sa vie est grande et rondement tirée, il tourne et il compte dans l’escalier, au jour les fleurs écartelées, les rides écarlates, les mots sans suite et sans raison, les armes aux fenêtre, les arcs posés aux murs, il s’échauffe, il attire la pluie. Venus, le calme, le repos, il est combattant et il est redoutable,

il s’accroche, il est tenu, il est partout et fort et léger, une plume, une ombre sur la route, un clair, une habitude, il s’enchante, il compte le retour, il voudrait partir et servir les ombres, à l’ombre des oiseaux la joie échevelée. A la rencontre au vent frais, il est surpris et il s’incline vers le vent

et vers la liberté.

22 Juillet 2011.

jeudi 27 juin 2019

Résonance et retour avaient parlé tout bas de l’âpre liberté

.
Suspends à ces murs les armes, la bannière, entend au lointain les ruines, la bataille. Ils sont perdus au silence, ils sont étendus sur la rive, ils chantent et courbent le front sur le sable, les erreurs, la reconnaissance, les dits imparfaits, le repentir, les manches. Il souffre, souffre et il recommence.


Autorise les abimes, les tourments, la souffrance et la crainte, les orients perdus, les horizons nouveaux, les clameurs, les étreintes. Des mains embrassées supportent le temps passé, perdu, les doigts, dans l’escalier posés sur chaque marche, sur chaque pas tremblant, sur la reconnaissance.


Sur le début, il est frappé, il se retourne et le corps tremble. Tremble, tremblante main, peur envolée, noyée, perdue sur le sol même. Étourdi, balbutiant et pris en son linceul, il se tord et place au sol son pied, son œil, ses dents et ses regrets et tourne d’un air las une blancheur, il disait de cygne,



et des rougeurs pour les femmes, les enfants. Ils sont accrochés, ils sont perdus, descendus au tombeau, remontés dans l’espoir. Du vin et des chansons, ils sont conquis et grands et seuls, ils, elles marchent et défont, défont, les bandeaux aux cheveux, les traits sous le clin d’œil, ils se remettent,



ils s’enchantent, femmes et enfants, ils sont acquis et ils se donnent. Il est un cœur conquis, un front perdu, une romance et des paroles, et des regards tendres et caressants, les femmes, les enfants. Encore sur cette route est le repos, le chantier des fleurs. Des sourires, des cordes emmêlées,



des espoirs mûris sur la bouche, le cœur encore, à corps perdus et retrouvés. Ils franchissent d’un bond, d’un bond, les grilles, les tensions, les cordes, les roseaux, les étranges pâleurs, les pieds au froid conquis, de larmes étranglés et les cygnes si blancs et la raison profonde, ils sont exténués,



ils chantent, enfants et femmes, noués, dénoués, perdus sur le chemin du cœur, sans paroles, romans inachevés, histoires au commencement, ils sont sur le devant, leur rive est joyeuse, ils sont sur le côté, ils sont fiers et foulent le sentier. Un doigt sur chaque marche, le cœur calmé dans l’escalier.

Ils triomphent, d’une ardeur de velours, d’un sourire de nacre au ciel rendu, au poids tombé ainsi, sur chaque marche, un cœur posé, une émotion sincère et durable, un pied, un pied, un autre, vers la volupté, sans faille, vers le toujours, vers la liberté grande. Le haut, avait parlé de liberté.



J’ai suspendu au mur, mon arc et ma bannière, drapeau mourant, étendard de vertu, je suis en avance sur la loi, en avance sur la crainte du ciel, des orages et des silences heureux. Il est fort et tendu vers la liberté grande, vers la saison qui dénoue les voiles, il tend sur le devant un cœur d’amour






1 commentaire: 

pierre a dit…

"J'ai suspendu au mur, mon arc et ma bannière..."
Laissez-moi, je vous prie
dans le silence
m'asseoir sur la pierre
contempler la fin de ce jour.

11 décembre 2011 à 10:29. 
Avec Maria Dolores Cano, ici

« avaient parlé tout bas de l’âpre liberté ».


Suspends à ces murs les armes, la bannière, entends au lointain les ruines, la bataille. Ils sont perdus au silence, ils sont étendus sur la rive, ils chantent et courbent le front sur le sable, les erreurs, la reconnaissance, sur les dits imparfaits, le repentir aux manches. Il souffre et il recommence.

Autorise les abîmes, les tourments, le souffre et la crainte, les orients perdus, les horizons nouveaux, les clameurs, les étreintes. Des mains embrassées supportent le temps passé, perdu, les doigts, dans l’escalier posés sur chaque marche, sur chaque pas tremblant, sur la reconnaissance.

Sur le début, il est frappé, il se retourne et le corps tremble. Tremble, tremblante main, peur envolée, noyée, perdue sur le sol même. Étourdi, balbutiant et pris en son linceul, il se tord et place au sol son pied, son œil, ses dents et ses regrets et tourne d’un air las une blancheur, il disait de cygne,

et des rougeurs pour les femmes, les enfants. Ils sont accrochés, ils sont perdus, descendus au tombeau, remontés dans l’espoir. Du vin et des chansons, ils sont conquis et grands et seuls, ils, elles marchent et défont, défont, les bandeaux aux cheveux, les traits sous le clin d’œil, ils se remettent,

ils s’enchantent, femmes et enfants, ils sont acquis et ils se donnent. Il est un cœur conquis, un front perdu, une romance et des paroles, et des regards tendres et caressants, les femmes, les enfants. Encore sur cette route est le repos, le chantier des fleurs. Des sourires, des cordes emmêlées,

des espoirs mûris sur la bouche, le cœur encore, à corps perdus et retrouvés. Ils franchissent d’un bond, d’un bond, les grilles, les tensions, les cordes, les roseaux, les étranges pâleurs, les pieds au froid conquis, de larmes étranglés et les cygnes si blancs et la raison profonde, ils sont exténués,

ils chantent, enfants et femmes, noués, dénoués, perdus sur le chemin du cœur, sans paroles, romans inachevés, histoires au commencement, ils sont sur le devant, leur rive est joyeuse, ils sont sur le côté, ils sont fiers et foulent le sentier. Un doigt sur chaque marche, le cœur calmé dans l’escalier.

Ils triomphent, d’une ardeur de velours, d’un sourire de nacre au ciel rendu, au poids tombé ainsi, sur chaque marche, un cœur posé, une émotion sincère et durable, un pied, un pied, un autre, vers la volupté, sans faille, vers le toujours, vers la liberté grande. Le haut, avait parlé de liberté.

J’ai suspendu au mur, mon arc et ma bannière, drapeau mourant, étendard de vertu, je suis en avance sur la loi, en avance sur la crainte du ciel, des orages et des silences heureux. Il est fort et tendu vers la liberté grande, vers la saison qui dénoue les voiles, il tend sur le devant un cœur d’amour

chargé. Une espérance, une lueur : le sang est déposé. Il échange du haut en bas, du nord au reste, il tourne sur le pied, il tourne à chaque marche, ira-t-il, ira-t-il au devant des femmes, des enfants.

22 Juillet 2011.

Résonance de raisin tournés, mais sans âpreté.



Lentement il suit sa pente et compte les erreurs et cerne les sillons, le mur est enfoncé, la joie est éclatante, il s’apaise, il se voit, il est frémissant, en clarté, il cherche et use un mot, un autre, il oublie peu à peu les doigts sur la porte, le plaisir est rapide, la vie est confortée, il se penche,

il se libère, il avance et trouve un jour nouveau, une raison sans faille, une troublante rapidité, il se tourne, il s’enchante, il voit de l’eau partout et des raisins tournés, il se donne du fil, il tord et il retarde, il tourne sur les branches, des rameaux, des écorces aoûtées, il se défigure, il reprend, il goûte



.

les raisins trop verts et trop penchés. Il se donne du fil tordu et retordu, il est d’une petite histoire, d’une petite clarté, il se cherche et se trouve des histoires simples, la main sur la porte, les raisins verts, trop verts et âpres et trop acides, une vérité stimulante et joyeuse et un plaisir si court, une pensée

si plate, la chaleur est venue et tourne, sur les branches l’écorce est aoûtée, les fils sont tordus et tordus, il se penche, il se libère, il s’enchante de peu, de peu et perce chaque instant un mystère de plus, le temps est compté et sans mesure aucune, il prend, disperse et le lance au ciel, "


.


il est venu si vite, il est parti encore, il se tourne et compte, les instants de bonté, de clarté, de profondeur perdue, de calme retrouvé, il se cherche et n’écoute aucun appel, aucune voix, il cherche et il trouve, il oublie les doigts sur la porte, sur l’air, le mur est rafraîchi, la place est en attente,

on espère, on frissonne, on chante encore un mot de liberté, une lueur qui tourne, une étrange saison de froid et de chaleur et de faim inassouvie, il monte, il descend, il compte chaque grain de raisin vert et âpre, là est tout intérêt, le présent, le futur, il passe, il dépasse, une explication mesurée
 
et claire, et il taille, il entasse des branches mortes, des feuilles oubliées, du poids de raisin vert de la raison tournante, du calme, du repos et une pierre encore au chantier est posée. Il se compte, il s’engrange, il cherche et trouve et glisse sur le vent, le sentier est formé, le vent est gros et tourne

la chaleur revenue, il se dépose au soleil, aux cailloux et les brindilles folles et oubliées où est la profondeur. A quelles encablures défait-il son ballot, tourne-t-il, son œil clair ici cherche et il trouve, dans l’oubli et dans l’air. Dans les mots de liberté il se donne au présent, il se donne fortune, il écoute




et reçoit les feuilles sèches, elles meurent déjà, elles tournent, les branches aoûtées, les écorces séchées, le raisin est trop vert, la moisson est lointaine, le calme est revenu, le repos est complet et il tourne sur terre, au vent il se réchauffe, il trace au sol une allée de bonheur, sans raison,

sans passion en toute circonstance, les obsessions menées, les grains oubliés trop verts et si âpres et une pleine bouche à côté du baiser.

pierre a dit… 
 
Une brassée de feuilles ou d'herbes vertes
et le feu qui rechigne fumaille et grisaille
le souffle s'époumone râcle et renâcle
la bouche à côté du baiser 


mercredi 26 juin 2019

Raisins tournés et si âpres.



Lentement il suit sa pente et compte les erreurs et cerne les sillons, le mur est enfoncé, la joie est éclatante, il s’apaise, il se voit, il est frémissant, en clarté, il cherche et use un mot, un autre, il oublie peu à peu les doigts sur la porte, le plaisir est rapide, la vie est confortée, il se penche,

il se libère, il avance et trouve un jour nouveau, une raison sans faille, une troublante rapidité, il se tourne, il s’enchante, il voit de l’eau partout et des raisins tournés, il se donne du fil, il tord et il retarde, il tourne sur les branches, des rameaux, des écorces aoûtées, il se défigure, il reprend, il goûte

les raisins trop verts et trop penchés. Il se donne du fil tordu et retordu, il est d’une petite histoire, d’une petite clarté, il se cherche et se trouve des histoires simples, la main sur la porte, les raisins verts, trop verts et âpres et trop acides, une vérité stimulante et joyeuse et un plaisir si court, une pensée

si plate, la chaleur est venue et tourne, sur les branches l’écorce est aoûtée, les fils sont tordus et tordus, il se penche, il se libère, il s’enchante de peu, de peu et perce chaque instant un mystère de plus, le temps est compté et sans mesure aucune, il prend, disperse et le lance au ciel,

il est venu si vite, il est parti encore, il se tourne et compte, les instants de bonté, de clarté, de profondeur perdue, de calme retrouvé, il se cherche et n’écoute aucun appel, aucune voix, il cherche et il trouve, il oublie les doigts sur la porte, sur l’air, le mur est rafraîchi, la place est en attente,

on espère, on frissonne, on chante encore un mot de liberté, une lueur qui tourne, une étrange saison de froid et de chaleur et de faim inassouvie, il monte, il descend, il compte chaque grain de raisin vert et âpre, là est tout intérêt, le présent, le futur, il passe, il dépasse, une explication mesurée

et claire, et il taille, il entasse des branches mortes, des feuilles oubliées, du poids de raisin vert de la raison tournante, du calme, du repos et une pierre encore au chantier est posée. Il se compte, il s’engrange, il cherche et trouve et glisse sur le vent, le sentier est formé, le vent est gros et tourne

la chaleur revenue, il se dépose au soleil, aux cailloux et les brindilles folles et oubliées où est la profondeur. A quelles encablures défait-il son ballot, tourne-t-il, son œil clair ici cherche et il trouve, dans l’oubli et dans l’air. Dans les mots de liberté il se donne au présent, il se donne fortune, il écoute

et reçoit les feuilles sèches, elles meurent déjà, elles tournent, les branches aoûtées, les écorces séchées, le raisin est trop vert, la moisson est lointaine, le calme est revenu, le repos est complet et il tourne sur terre, au vent il se réchauffe, il trace au sol une allée de bonheur, sans raison,

sans passion en toute circonstance, les obsessions menées, les grains oubliés trop verts et si âpres et une pleine bouche à côté du baiser.

21 Juillet 2011.

mardi 25 juin 2019

Résonances et retour, à la fenêtre, en obsessions.

Maria Dolores Cano a dit ici, ici, et :

Il est un œil qui se compose, se décompose, se recompose, en repos, en grelots. Raison sans raison, des déraisons et des saisons, silence du temps, du front et des absents. Les émotions rampent au col des fermetures, aux fils des chevelures et l’œil se voile sous la lampe. Bouche cernée et mots perdus, reçus, revus, rendus. Perles rares des souvenances et des mouvances, au vent, au sang, il rame sur la rampe.

Il est venu, il a tout vu. Il est rompu, le poing, la paume, la main tendue. La fleur, l’étreinte et l’ombre sur le mur, sur la fêlure et la brûlure. Tissu cousu, roulé, mordu. Le pied dessus la pierre éclose. Et les oiseaux. "Les oiseaux la foule impalpable des oiseaux."*

* L. Aragon

25 juin 2019 à 10:18.  

.





Il est venu, il est connu, aussi facile, aussi étrange, il est tissu à la fenêtre, doigt et poing, la paume tendue, quel nombre, quel objet, il est sur la pierre étendu, sur le devant, au pied. Le mur est loin, la vie étrange les pieds sur les cailloux, le tissu sur le mur, la fenêtre enfin libre, enfin libre,

 
 
 
 
 
ouverte devant, au devant des obsessions, en fleurs, avouables, ferventes suivies. Une étreinte, une conviction, des chefs et des suiveurs et des ombres sur la résille, il est charmé, dépensé, mordu, roulé et fêlé et il se pense ouvert au sommet, il ne ferme plus rien, ni rien, il est devant, et face


 
 
 
au vent, il file, il recommence. Des objets sur la rive : il rame et recommence et ferme. L’ambition, la bête ferme les yeux, une descente, un remous, une ferveur suivie, il évente la mise, il chante le repos, il ferme les yeux, la fenêtre enfin, enfin, libre, ouverte, à la brise, la brise douce,

 
 
 
 
il se parfume, il se donne aux yeux, il est tendu et il figure, il se figure, il chante et berce sur sa main : les effets, le parfum, la cadence, le ton, il s’en donne, il se chante, il s’avance et tout, et tout commence et recommence, et il détend le pied au sol, un œil, un autre, la vie, il se donne,


 
 
 
il est ferme, il se compose, la chance, le repos. Il est aguerri et farouche, il ferme un œil, il ouvre le pied au mur, le sol noirci, en silence, sans raison et il ne comprend plus rien, il est fermé, il est tendu, il se donne, il se mobilise, il ferme les yeux, il ferme le temps, le front résonne, il grimpe,

 
 
à la côte, à la pente aride, les émotions rompues. Le col fermé, les yeux ouverts, il se tourne, il se lance, il est ferme et il se conforte, il est rendu, il est fourbu, il ferme un œil, il ouvre la bouche, les cernes étoilés, les mots perdus, rares et désolés, il cherche encore un peu, il se donne, il se chante, "


il se recommande, aux uns, aux autres, il reçoit ainsi toute chose, d’une main qui gratte, d’un " œil qui recommande, d’une stupeur penchée, les yeux sur le devant, il cherche l’ombre noire, il tourne au soleil, il se demande, il se dérape, il est plein et long, long et tendu, il se tourne au soleil,

au vent, les doigts sur le devant, il cherche et il appelle, il est devant, il est devenu, il se dirige, il arrache. Il se donne, il est tendu et il figure, il se figure il chante et berce sur sa main les effets, le parfum, la cadence, le ton, ils se donnent, ils se chantent, ils avancent et tout et tout commence recommence



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et ferme il détend le pied au sol, un œil, un autre, la vie, il se donne il est ferme et il se compose, la chance, le repos, il est aguerri et farouche il ferme un œil, il ouvre le pied au mur, le sol noirci, en silence, sans raison et puis il ne comprend plus rien, il est fermé, il est tendu. En gouttes, il marche,

la vie en obsessions.

A la fenêtre, en obsessions.

Il est venu, il est connu, aussi facile, aussi étrange, il est tissu à la fenêtre, doigt et poing, la paume tendue, quel nombre, quel objet, il est sur la pierre étendu, sur le devant, au pied. Le mur est loin, la vie étrange les pieds sur les cailloux, le tissu sur le mur, la fenêtre enfin libre, enfin libre,

ouverte devant, au devant des obsessions, en fleurs, avouables, ferventes suivies. Une étreinte, une conviction, des chefs et des suiveurs et des ombres sur la résille, il est charmé, dépensé, mordu, roulé et fêlé et il se pense ouvert au sommet, il ne ferme plus rien, ni rien, il est devant, et face

au vent, il file, il recommence. Des objets sur la rive : il rame et recommence et ferme. L’ambition, la bête ferme les yeux, une descente, un remous, une ferveur suivie, il évente la mise, il chante le repos, il ferme les yeux, la fenêtre enfin, enfin, libre, ouverte, à la brise, la brise douce,

il se parfume, il se donne aux yeux, il est tendu et il figure, il se figure, il chante et berce sur sa main : les effets, le parfum, la cadence, le ton, il s’en donne, il se chante, il s’avance et tout, et tout commence et recommence, et il détend le pied au sol, un œil, un autre, la vie, il se donne,

il est ferme, il se compose, la chance, le repos. Il est aguerri et farouche, il ferme un œil, il ouvre le pied au mur, le sol noirci, en silence, sans raison et il ne comprend plus rien, il est fermé, il est tendu, il se donne, il se mobilise, il ferme les yeux, il ferme le temps, le front résonne, il grimpe,

à la côte, à la pente aride, les émotions rompues. Le col fermé, les yeux ouverts, il se tourne, il se lance, il est ferme et il se conforte, il est rendu, il est fourbu, il ferme un œil, il ouvre la bouche, les cernes étoilés, les mots perdus, rares et désolés, il cherche encore un peu, il se donne, il se chante,

il se recommande, aux uns, aux autres, il reçoit ainsi toute chose, d’une main qui gratte, d’un œil qui recommande, d’une stupeur penchée, les yeux sur le devant, il cherche l’ombre noire, il tourne au soleil, il se demande, il se dérape, il est plein et long, long et tendu, il se tourne au soleil,

au vent, les doigts sur le devant, il cherche et il appelle, il est devant, il est devenu, il se dirige, il arrache. Il se donne, il est tendu et il figure, il se figure il chante et berce sur sa main les effets, le parfum, la cadence, le ton, ils se donnent, ils se chantent, ils avancent et tout et tout commence recommence

et ferme il détend le pied au sol, un œil, un autre, la vie, il se donne il est ferme et il se compose, la chance, le repos, il est aguerri et farouche il ferme un œil, il ouvre le pied au mur, le sol noirci, en silence, sans raison et puis il ne comprend plus rien, il est fermé, il est tendu. En gouttes, il marche,

la vie en obsessions.

21 Juillet 2011.

lundi 24 juin 2019

Après la porte.

Au retour de l’ombre, assis et posé, infiniment détendu, il pleure à l’habitude, il étend des cailloux et sans nombre le pied les roule, il est à la surface, il se définit et s’habitue, la porte est ouverte, le ciel est rentré, il monte haut, il compte sur la certitude, brouillard posé. Comme les cailloux meurent,

au ciel, au ciel, aux branches, à l‘inconfort, il ne se hisse, il ne se tend, il garde goutte à goutte la vie rompue, le dos est fatigué, les épaules couvertes de sable et de savon, il est partant pour une éternité, il tourne au vide, l’obscurité est calme, le pluriel est indigne, le calme revient, il est fourbu.

Et lent, il errait sur la rive, il visitait l’histoire et l’espérance, toile mouillée et meubles écrasés, la chambre, l’eau, le calme et le contentement, l’enfermement et l’esclavage, toujours serviteur de quelqu'un, toujours lié à quelque chose, sans arme, sans écho, le silence est total, les signes, sanglots,

les pâleurs, l’amertume, il a tout avalé, il s’est forcé pour tout, il a reconnu les méandres, il a fini, il est étendu sans repos, les doigts ont quitté la porte, stupeur, le voyage à venir, les pierres entassées, le mur en construction, il laisse tout tomber, il écoule le sable et l’eau, son chantier

est en avance, sa vie est en partance, éruption sur la peau les blessures du bain, les cailloux ont écorché le bras droit, il est sans aide et sans retour, il avance, il est en route vers la liberté, il est enfin sans ordre, sans triage, les planches abandonnées au sol, les oiseaux dans les branches,

lorsque la nuit remonte et sifflent sous les feuilles, il est tendu vers, vers la beauté installée, les œuvres à accomplir, le travail, le travail, la poussière sur l’eau. Les petits êtres meurent, ils sont accrochés au cercle des entrées, des dépendances, si le silence meurt la vérité avance, reviennent

le calme, la bonté, la vertu, aux saisons, aux bateaux, sur l’onde, la tête dans, le voyage à venir complète la clarté, il cherche et il trouve, il ne se nomme plus, il était au sommet des arbres, au bout des branches et chaque nuit des oiseaux y trouvent le repos. Sur ce calme, sur ce visage retrouvé

encore, sans nom et sans adresse, la lettre est posée, dans les cheveux un cran, il est bon, il est juste, il a un nom, il est noble et sensible, visiteur perdu, l’enfance retrouvée, il est calme et presque présent au chemin, avant que tout ne tourne, avant que tout embrase, les yeux ont quitté

le sol et les cailloux, l’herbe fanée, les fleurs jaunes et bleues, vers l’illusion de la lumière, à contempler dans le danger et dans le doute les yeux se brûleront, ils ne seront plus clairs, mais posés sur le ciel d’un nuage à un autre, d’un oiseau en vol à une trace dans le bleu, il est au sol perdu

et dans les airs, il y cherche toujours le chemin, perdu, perdu, la chanson lente sort d’une construction, St Jean, le moissonneur, présent et noble, tentant le secours, la grâce, la certitude. Le temps passe, le temps est passé, les yeux sont ouverts sur le monde, l’espérance chemine d’un doute

à une rencontre, d’un désespoir vers un cœur donné et ce fut seulement le premier, pas à pas, un pas.

14 Juillet 2011.

dimanche 23 juin 2019

Au montant, à la porte.



Parfaitement au seuil, le doigt sur le montant, la porte est ouverte, le chemin est devant, il ne faut plus regarder et laisser les pieds se poser où ils peuvent, sans craintes, sans alarmes, il faut avancer sur ce fil et jouer l’équilibre, tout y autorise, tout le réclame, la faux, la faux, il est voleur de cailloux

et diseur d’aventures, il prend entre les yeux, les rayons, les éclats. Le ciel est tendu, il perce un orage sous le cœur, dans les dents, l’air est tendu et sombre, sur la porte les doigts sur le montant, il cherche et pose à l’aveugle, à l’aveugle, un pied, un autre et il ne regarde plus ce bas aussi tentant.

Plus d’herbes, plus de sable, le serpent rampe dans la poussière, il est relevé, il regarde loin et droit, en avant, en avant, marchera-t-il, il va marcher, posera-t-il au sol le pied, il posera, il glissera au fil des images mobiles, il glissera les yeux devant. On parle aux autres de cailloux, de vertus,

on s’avance, on se berce, de champs immaculés, de regards longs et tendres, on parle d’escalier, de soi dans la montée, du chemin et on y voit toujours vers le bas, le bas attendre et on compte les herbes sèches, les fleurs fanées, les traces d’ombre, la tête penchée, les yeux serrés pour échapper

à la lumière, regard fendu qui cherche et fuit l’éblouissement, la glace au grand soleil est redoutable, les pieds posés au sol dans l’ombre et les herbes sèches, les fleurs fanées, la bouche ouverte. Il y avait un serpent au coin, sous les ombrages, sous les roseaux, le cœur saisi, la bouche ouverte,

la connaissance recommencée, le chien qui hurle, la voix penchée, il regardait toujours en bas, toujours plus bas, sans effort, sans avenir que le déplacement, la route marchée, les pas, le pied posé sitôt relevé, machine obscure et sans but, une errance droite, chemin accompli, le temps

passe, le temps passe, les jours et l’espace marchés pas à pas, l’ennui le trompe, le plan est simple, que passe, passe le temps, que passe la vie, les yeux en bas on pense en haut, on recommence et on lit le paysage, les saisons et les mots bousculent saison, raison et action, le dire et le faire, être

et rester, et en demeure se contenter du temps simplement passé. Les fleurs et jaunes et blanches, liserons blancs et lysimaques jaunes, tout passe, tout passe et une à une les feuilles sont posées, une nappe sur l’autre, de temps, un grenier comblé de rien, de vent et d’une petite espérance,

la raison pure est la saison, l’été passe et pense et à la place d’un autre et à la place du temps des gens de fortune, le sort en est jeté, les pas sont pierres qui se heurtent une sur l’autre, toujours le regard au bas avec le haut, au fond de la gorge, serpent rompu sec et brisé et répandu, l’eau au bord,

au bord, mourir de soif et de désespérance au bord de l’eau, toujours les doigts sur le montant, sans se détacher du départ, sans avancer, y pensant comme il pense à ses funérailles, voir un peu plus haut, pour l’heure le regard est droit, un peu plus loin, au dessus de cet horizon, les astres

ordonnent, le regard clair est loin porté et il murmure sous les branches, il faut, il faut partir, partir et y aller encore et lever les yeux, oh oui l’herbe est bien sèche, sèche, sèche, oh oui il faut, et il faut mais pour l’heure lever les yeux, se confondre sans regarder les pieds, et sans rater la posture

il est sur son fil, il s’inspire et il veut avancer encore, sans regarder ni pied, ni pas, ni herbes sèches, le feu est en haut, en haut. Il faut jeter le sort et croiser les lignes, le sol et l’horizon et l’inutilité des choses, posées une à une, à côté sans raison, la saison et la raison, la vertu, le dire et le faire.

Le regard loin plus haut, qui avez-vous nommé, qui avez-vous nommé, je nomme la liberté, la liberté posée sur des fétus de paille, sur la paille libre et fort, il avance et pose le pied, pose le pied sur la terre sèche et doucement il commence, il commence une fois encore et le pied glisse, les doigts

quittent le montant vers le plus haut, vers le plus loin. Détachés de la porte, les doigts légers dans l’air, battus.

13 Juillet 2011.

samedi 22 juin 2019

elle vint poser son œil à la porte, 22 juin 2019 à 11:24

Il est venu exposer son œil à la porte, et ses résonances (je suis un peu perdu).












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" Un seigneur boit à sa margelle le raisin pur, le jus sucré, il tombe sur le devant, il chante ses amours, son entrain juste, ils étaient nombreux, il est seul et que dire à ces oiseaux tristes, animaux vagues, bien contents, ils se déposent, ils arrachent des cris infiniment blessants, infiniment en rage,

bien connus, rougissants et répandus au coin du jour, ils se mettaient, ils éclaboussaient les bien venus, les bien pensants, les erreurs, les pieds au sol, le doigt toujours au montant, la vie s’élance et se disperse, ils sont accrochés aux berceaux, le long, le long, les berceaux tanguent, la vie est courte,

le regard cherche les enfants, la vie est posée dans sa nasse, dans son panier, dans son envie, dans la nasse, ils jettent encore les si petits, les faibles, les exilés, les précoces, ils ne restent plus rien, ni fleurs, ni moires, au loin passent les bateaux lents, posés au devant, sages sur le seuil,

ils y viendront en troupe, boire et réciter des livres perdus, incertains, des textes d’âges redoutables. A la porte, ils y sont, ils y restent, ils attendent, le pied posé dans la poussière et rien n’a fuit, rien n’est venu des mystérieux locataires : ils paient leur pension par esclavage, en dépendance. "


1 commentaire:
if6 a dit…
c'est frais et délicat comme l'eau d'une fontaine.