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Suspends à ces murs les armes, la bannière, entend au lointain les
ruines, la bataille. Ils sont perdus au silence, ils sont étendus sur la
rive, ils chantent et courbent le front sur le sable, les erreurs, la
reconnaissance, les dits imparfaits, le repentir, les manches. Il
souffre, souffre et il recommence.









Autorise
les abimes, les tourments, la souffrance et la crainte, les orients
perdus, les horizons nouveaux, les clameurs, les étreintes. Des mains
embrassées supportent le temps passé, perdu, les doigts, dans l’escalier
posés sur chaque marche, sur chaque pas tremblant, sur la
reconnaissance.

Sur
le début, il est frappé, il se retourne et le corps tremble. Tremble,
tremblante main, peur envolée, noyée, perdue sur le sol même. Étourdi,
balbutiant et pris en son linceul, il se tord et place au sol son pied,
son œil, ses dents et ses regrets et tourne d’un air las une blancheur,
il disait de cygne,

et
des rougeurs pour les femmes, les enfants. Ils sont accrochés, ils sont
perdus, descendus au tombeau, remontés dans l’espoir. Du vin et des
chansons, ils sont conquis et grands et seuls, ils, elles marchent et
défont, défont, les bandeaux aux cheveux, les traits sous le clin d’œil,
ils se remettent,

ils
s’enchantent, femmes et enfants, ils sont acquis et ils se donnent. Il
est un cœur conquis, un front perdu, une romance et des paroles, et des
regards tendres et caressants, les femmes, les enfants. Encore sur cette
route est le repos, le chantier des fleurs. Des sourires, des cordes
emmêlées,

des
espoirs mûris sur la bouche, le cœur encore, à corps perdus et
retrouvés. Ils franchissent d’un bond, d’un bond, les grilles, les
tensions, les cordes, les roseaux, les étranges pâleurs, les pieds au
froid conquis, de larmes étranglés et les cygnes si blancs et la raison
profonde, ils sont exténués,

ils
chantent, enfants et femmes, noués, dénoués, perdus sur le chemin du
cœur, sans paroles, romans inachevés, histoires au commencement, ils
sont sur le devant, leur rive est joyeuse, ils sont sur le côté, ils
sont fiers et foulent le sentier. Un doigt sur chaque marche, le cœur
calmé dans l’escalier.

Ils
triomphent, d’une ardeur de velours, d’un sourire de nacre au ciel
rendu, au poids tombé ainsi, sur chaque marche, un cœur posé, une
émotion sincère et durable, un pied, un pied, un autre, vers la volupté,
sans faille, vers le toujours, vers la liberté grande. Le haut, avait
parlé de liberté.



J’ai
suspendu au mur, mon arc et ma bannière, drapeau mourant, étendard de
vertu, je suis en avance sur la loi, en avance sur la crainte du ciel,
des orages et des silences heureux. Il est fort et tendu vers la liberté
grande, vers la saison qui dénoue les voiles, il tend sur le devant un
cœur d’amour

pierre a dit…
"J'ai suspendu au mur, mon arc et ma bannière..."
Laissez-moi, je vous prie
dans le silence
m'asseoir sur la pierre
contempler la fin de ce jour.
11 décembre 2011 à 10:29.
Avec Maria Dolores Cano, ici.
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