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Sortant de rien et quittant tout, on s’allonge, on reprend, on pense,
on étire le fil, le fil en long, sur la largeur de rien à rien, tout est
en place, tout recommence en sortant, en sortant sur le sol, sous le
pied les pierres flambent, flambent, le long, le lent, le train posé, le
long sursaut, la voix tendue
on se prend à se faire des mystères, à chercher son ombre dans le reflet, la vitre tourne, le temps est lancé, le visage est calme, la peau est étirée, on se reprend et on espère, on y refait le chemin long, le grand élan, la joue en feu posée sur le devant, les cailloux tranchent, la peau est étirée, parfaitement

posé au sol, ô, sur le poids des pierres qui pensent, ils y sont bien, ils en retournent, le temps est clair et tout enchante, la chaleur, le temps long, le regard clair, la tête fraîche, malgré tout, malgré tout le poids si lourd, la peur tremblée, le remords si curieusement singulier, la vie est lente, lente,
les yeux ouverts, la voix posée, le chemin ouvre, ouvre au soleil, aux nuages, ouvre les bras, cherche le temps, pose les yeux sur les cailloux et courbe toi sur ton ouvrage, tu poses un a un les fils et les chansons, les vœux exaucés, la joue tendue au baiser, l’émotion dans le regard noyé au soleil



on se prend à se faire des mystères, à chercher son ombre dans le reflet, la vitre tourne, le temps est lancé, le visage est calme, la peau est étirée, on se reprend et on espère, on y refait le chemin long, le grand élan, la joue en feu posée sur le devant, les cailloux tranchent, la peau est étirée, parfaitement

posé au sol, ô, sur le poids des pierres qui pensent, ils y sont bien, ils en retournent, le temps est clair et tout enchante, la chaleur, le temps long, le regard clair, la tête fraîche, malgré tout, malgré tout le poids si lourd, la peur tremblée, le remords si curieusement singulier, la vie est lente, lente,
les yeux ouverts, la voix posée, le chemin ouvre, ouvre au soleil, aux nuages, ouvre les bras, cherche le temps, pose les yeux sur les cailloux et courbe toi sur ton ouvrage, tu poses un a un les fils et les chansons, les vœux exaucés, la joue tendue au baiser, l’émotion dans le regard noyé au soleil

à la chaleur, le vent est calme, le jour est long, les arbres penchent
et frôlent le ciel et la raison, le pardon est en marche, sur le rebord,
sur le rebord, il penche et berce ses paroles, il est arrêté par les
feuilles, il est obscurci de pierres, une à une entassées, au chantier,
aux murailles, des outils
pour la saison, du bien tendu qui le réclame, ô penchez sur lui un regard calme, un frémissement sans retenue, une expression sur les arcades, les sourcils froncés, l’œil plié face au vent, face à la déraison, loin, loin du sommeil, de la fusion, la peau tendue à rendre l’âme, le cœur pris sur le temps,
pour la saison, du bien tendu qui le réclame, ô penchez sur lui un regard calme, un frémissement sans retenue, une expression sur les arcades, les sourcils froncés, l’œil plié face au vent, face à la déraison, loin, loin du sommeil, de la fusion, la peau tendue à rendre l’âme, le cœur pris sur le temps,

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le cœur en transe, pour la chance, ô il se dit le temps est revenu de
boire l’azur, de contempler une saison nouvelle, de feu et d’herbes
sèches, de choses étrangement dites, de frisson sous l’eau, la vue est
immense l’horizon est grand, le cœur est obscurci de volonté et de mots
sans suite, perdus,

il
y va, il y va, il est et il sera, en avant sur la rive, tout droit et
sans retour, sa saison brûle, le cœur est calme, il faut, il faut se
tendre et se pencher d’une pierre à un arbre, d’un souvenir à un calcul,
d’un trop perdu à une rencontre de traces laissées dans la neige
fondue, il rampe et il escorte

ses
souvenirs et ses images, il plie, le poids est lourd, la charge est au
panier, les fleurs séchées, du tas de pierre à la clarté, il est
vigilant et sincère, il abandonne le temps au temps, le tiers au quatre,
la ritournelle aux sensations, le chaud du vent le brise et se consume,
il attend, il compte
sur ses doigts les oiseaux qui retournent les tas et l’herbe sèche, fleur éteinte, fleur fanée, il compte et ses doigts plient, il est tendu et noir, obscurci, sa main tendue fait l’ombre et tranche, il compte et ses doigts manquent, il en est à onze, onze, pourquoi, il est tendu sa main a tranché le soleil.
sur ses doigts les oiseaux qui retournent les tas et l’herbe sèche, fleur éteinte, fleur fanée, il compte et ses doigts plient, il est tendu et noir, obscurci, sa main tendue fait l’ombre et tranche, il compte et ses doigts manquent, il en est à onze, onze, pourquoi, il est tendu sa main a tranché le soleil.
09 juillet 2011.
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